Récupérer le bois d’œuvre urbain à Vancouver

By Paul MacDonald, Logging & Sawmilling Journal

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Van Urban Timber in Vancouver British Columbia

 

L’entreprise Vancouver Urban Timberworks a vu le jour lorsque les propriétaires, Eric Savis et Danny Hagge, maintenant agés de 27 ans, faisaient de la planche à roulettes, alors qu’ils étaient adolescents. Hagge explique que, même à l’époque, le travail du bois l’avait attiré. « Lorsque j’étais en huitième année, à la place des pauses je préferrais suivre des cours sur le travail du bois », dit Hagge. « Ça devait être un simple passe-temps – je n’avais pas l’intention d’avoir ma propre entreprise de sciage ». Après le secondaire, Hagge a fait de la menuiserie pendant quatre ans et s’est acheté une scie Alaskan constituée d’une tronçonneuse. Ce fut le début de l’entreprise Vancouver Urban Timberworks, en 2009. « Danny m’a dirigé vers un site de construction sur lequel tous les arbres de bois dur étaient abattus. Et c’était ainsi chaque jour partout dans Vancouver – mon intérêt a été piqué », dit Savics. « Peu après, l’entrée de notre demeure était couverte de dosses, croutes et matériaux sciés à partir de ce bois urbain. Avec la scie tronçonneuse Alaskan, nous sciions sans arrêt, remplissant la cour de la maison – ça ressemblait à une cour à bois dans notre voisinage au nord de Vancouver.

 

 

Ils ont décidé de faire une étude de rentabilité. Ils ont communiqué avec des arboriculteurs locaux pour savoir ce qui se faisait avec le bois de la ville. « Nous avons obtenu de l’information très intéressante », dit Savics. « Nous sommes allés au département de la foresterie de l’Université de Colombie-Britannique et avons obtenu de l’information sur tout ce qui concernait le bois urbain. Par la suite, nous sommes allés rencontrer des détaillants pour voir les matériaux qu’ils avaient.

À chaque étape, nous étions de plus en plus excités par le potentiel qui s’ouvrait devant nous. » Et ils sont allés de l’avant. Ils ont ouvert une petite boutique dans un secteur industriel du Nord de Vancouver. « Lorsque nous faisions du sciage chez nous, nos ventes provenaient de Craigslist. Nous avions des demandes de manufacturiers de meubles qui cherchaient des dosses larges, de haute qualité, avec de grands diamètres tant dans le bois mou que dans le bois dur. Nous vendions du bois vert, très humide – et c’était une raison de plus pour laquelle il fallait déménager les opérations. Nous avions besoin d’un endroit sec pour remiser le bois.» En peu de temps, leur nouveau local de 2 000 pieds carrés était rempli de bois d’œuvre sec. « Lorsqu’on a eu un bon gros inventaire de matériaux secs, les demandes pour du meuble ont débuté », explique Savics. « Beaucoup de clients rentraient et demandaient si nous pouvions fabriquer ce qu’ils recherchaient, par exemple, une table faite d’une grosse planche avivée. Danny et moi nous sommes regardés, et nous nous sommes dit : bon, faisons le prochain projet qui nous sera demandé, quel qu’il soit – essayons. Nous n’avons pas hésité – nous avons sauté sur l’occasion. » Donc, en plus d’offrir du bois dur et du résineux provenant de bois urbain, Vancouver Urban Timberworks aidait aussi les clients à concevoir et fabriquer leurs projets. Et dès lors, ils ont conçu un large éventail de meubles pour leurs clients.

 

 

Vancouver Urban Timberworks se prépare à mettre en place son propre séchoir à bois. Mais la grande nouvelle est que la compagnie a installé une nouvelle scie dans leur succursale à Squamish, soit 40 miles au nord de Vancouver. La scie tronçonneuse Alaskan leur a bien servi, mais il était plus que temps d’améliorer leur production. Ils ont installé une scierie WM1000 de Wood-Mizer – la première en opération au Canada. La scierie de premier débit WM1000 est conçue pour débiter des billes de bois dur ou mou de large diamètre. Elle peut scier jusqu’à 67 po centre et utilise une lame étroite à trait de scie mince de 2 po à 3 po, ce qui récupère beaucoup plus de bois. Durable et facile à entretenir, la scierie à bande est équipée d’une tête de sciage avec un dégagement impressionnant se déplaçant sur un châssis à deux rails. Les poulies de lames surdimensionnées de la scierie WM1000 réduisent le stress sur la lame et en augmentent la longueur ce qui prolonge le temps de sciage entre les affûtages.

 

 

Avec la scierie WM1000, les billes peuvent être sciées en deux, en quartiers, ou sciées en équarris qui seront refendus plus tard, alors que l’opérateur contrôle toutes les fonctions de sciage, de façon sécuritaire debout sur une plateforme qui se déplace avec la tête de sciage. La scierie WM1000 était le bon choix pour permettre à Vancouver Urban Timberworks d’atteindre le but fixé pour l’avenir de l’entreprise. « Nous devions apporter des changements au niveau des équipements – avec la scie tronçonneuse Alaskan, nous devions manutentionner chaque dosse à la main », dit Hagge. « Nous savions que pour avoir une entreprise efficace dans les matériaux surdimensionnés, nous avions besoin de la bonne scie. On ne voulait pas seulement acheter pour faire un peu mieux – nous voulions acheter ce qu’il y a de mieux. Quand nous avons vu la scierie WM1000, nous savions que c’était pour nous. » En plus des capacités de production de la scierie WM1000, la longue histoire de Wood-Mizer et son service à la clientèle réputé étaient aussi des facteurs décisionnels. « Avant la WM1000, plusieurs entreprises remettaient à neuf de très vieilles scies et de vieilles scieries à chariot, en adaptant des concepts d'équipements créatifs», dit Hagge. « Donc quand la scierie WM1000 a été dévoilée, tout le monde dans le domaine était vraiment excité – c’est une scie abordable, de qualité, permettant une excellente production pour une moyenne entreprise. »

 

 

Les deux associés rapportent que la scierie WM1000 a donné un très bon rendement, et selon les recherches qui ont été faites, ils ne croient pas que la scierie WM1000 aura besoin de beaucoup d’entretien. « De ce que nous avons entendu de personnes opérant le même système, tel que Goby Walnut à Portland, en Orégon, la scie ne requiert pratiquement aucun entretien. Généralement, l’entretien est surtout centré sur les lames, ce qui est tellement important », dit Hagge. « Si on maintient une lame bien affûtée avec la bonne voie, on scie droit. » Auparavant, ils utilisaient fréquemment leur équipement CNC pour dégauchir les matériaux. « Mais avec le sciage que nous faisons maintenant, c’est comme si le bois sortait de la dégauchisseuse. », dit Savics. « Tout tient d’une lame bien affûtée et avoyée – c’est un art, » a-t’il ajouté, mentionnant également qu’ils possèdent leur propre équipement d’aiguisage et d’avoyage, dont une aiguiseuse BMS250 de Wood-Mizer.

 

 

“Nous sommes encore en mode apprentissage sur la meilleure façon de transformer les billes en produit fini”, avoue Savics. « À nos débuts, nous acceptions tout ce qui nous était offert par les ouvriers forestiers. Mais maintenant nous avons une meilleure compréhension du bois urbain. » Par exemple, un arbre qui tord ou qui a une fourche est signe de problèmes. « La moitié deviendra possiblement du bois de chauffage. Une fourche peut signifier que l’arbre est pourri en son centre. Nous savons mieux ce qu’il faut éviter. » Sécher de si grosses pièces est également un défi intéressant. « On ne parle pas de sécher du 2 x 4, ou des poutres – les techniques de séchage pour ces types de matériaux sont bien définies », dit Hagge. Parfois, il peut y avoir des imperfections dans le bois, mais c’est souvent bienvenu par les artisans qui achètent, car ils produisent ainsi des pièces uniques, des meubles sur mesure. En ce qui les concerne, des fissures ou des vagues ajoutent du caractère au bois.

 

 

Avec le nouvel équipement en place opérant si bien, Savics et Hagge commencent à réfléchir à la prochaine étape pour l’entreprise. Ils considèrent un atelier plus grand, avec salle de montre, dans la région de Vancouver, qui serait le complément de l’usine de production à Squamish. Ils aimeraient également développer les ventes en ligne. « Nous avions toujours pensé que les gens voudraient voir physiquement les matériaux qu’ils achètent, mais ce n’est pas toujours le cas », dit Savics. « Ça pourrait vraiment nous apporter de nouveaux revenus. » Leurs six années en affaires n’étaient pas sans épreuves, mais leur approche méthodique leur a servi. « Nous avons eu des difficultés, » dit Savics, « mais je crois que nous n’avons pas été écrasés par ces revers parce que nos décisions sont analysées et intentionnelles. Chaque action est appuyée par beaucoup de recherche, une diligence appropriée et beaucoup de conversations entre nous. » Il y a eu également beaucoup de conversations avec des gens du milieu, qui ont été très généreux de leur temps et connaissances, indiquent Savics et Hagge. L’aide reçue et leurs efforts seront rentables. « Toute notre patience et notre travail feront de cette scierie une entreprise bien réputée dans le Lower Mainland et dans le reste de la Colombie-Britannique », dit Hagge.

 

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